D’autres coutumes dans d’autre pays confirment l’origine agricole de la fête. Des historiens l’ont rapprochée du culte païen de l’Ours par les peuples germains et scandinaves. Cette fête était caractérisée par des déguisements ou travestissements en ours, et des simulacres de viols ou d’enlèvements de jeunes filles. L’Eglise mit du temps à éradiquer ces cultes païens puisque les célébrations de l’ours et du retour de la lumière continuèrent accompagnées de feux de joie et autres processions de flambeaux. Du XIIe au XVIIIe siècle, la Chandeleur fut appelée « Chandelours » dans de nombreuses régions (notamment les Alpes, les Pyrénées et les Ardennes) où le souvenir du culte de l'ours était encore très présent.
L’hypothèse d’une filiation entre le culte de l’ours et l’institution de la fête de la Chandeleur est également confirmée par le calendrier chrétien. En effet on y voit que la Chandeleur y est fixée au 2 février, et la Sainte-Brigitte au 1er février (Brigitte étant le nom de la déesse celtique célébrée à la même période). Il y a également la Saint-Ours d'Aoste, la Saint-Blaise (qui signifie « ours »). De plus la Chandeleur est l'ouverture de la période carnavalesque ; or l'ours est l'animal carnavalesque par excellence.
Un rapprochement a été fait avec le culte de Cérès (Déméter dans la mythologie grecque). Suite à l'enlèvement de sa fille Proserpine par Pluton, dieu des Enfers, Cérès, déesse des moissons, cessa de fertiliser le sol. S'éclairant à la lumière d'une torche, elle partit à la recherche de son enfant, causant une importante famine sur la terre. Ayant appris que sa fille avait été enlevée par Pluton, Cérès supplia Jupiter qui se résigna au compromis suivant : Proserpine était libre de rejoindre sa mère, mais devait cependant séjourner aux Enfers trois mois par an durant lesquels Déméter ne fertilisait plus la terre. Les Romains expliquaient ainsi la période hivernale.
Cette fête est également célébrée dans la tradition orthodoxe mais décalée en vertu du calendrier julien adopté par cette Eglise. Ainsi le 25 décembre, jour de Noël, correspond au 7 janvier du calendrier grégorien de l’Eglise latine.
La Chandeleur marque l’ouverture de la période de Carnaval. C’est en même temps, un signe de renaissance, de promesse d’avenir avec les jours qui rallongent. La crêpe est censée exorciser la misère et le dénuement. Il faut pour cela garder la première qui sera garante de prospérité tout au long de l’année, jusqu’à la Chandeleur suivante. Cette crêpe que l’on ne mange pas est la survivance du rite de l’offrande. On y introduisait parfois une pièce d’or.
D’après un dicton, «Si point ne veut de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur», ce qui veut dire que si on ne mangeait pas de crêpes le jour de la Chandeleur, la récolte de l’année suivante serait ravagée.
En Russie, cette fête s’appelle « Maslennica » et dure une semaine On y mange des blinis (équivalent des crêpes).
La Chandeleur marque l’ouverture de la période de Carnaval. C’est en même temps, un signe de renaissance, de promesse d’avenir avec les jours qui rallongent. La crêpe est censée exorciser la misère et le dénuement. Il faut pour cela garder la première qui sera garante de prospérité tout au long de l’année, jusqu’à la Chandeleur suivante. Cette crêpe que l’on ne mange pas est la survivance du rite de l’offrande. On y introduisait parfois une pièce d’or. D’après un dicton, «Si point ne veut de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur», ce qui veut dire que si on ne mangeait pas de crêpes le jour de la Chandeleur, la récolte de l’année suivante serait ravagée.
Fait suite à: Une fête multiculturelle
Les origines païennes de la Chandeleur
A suivre : Héritage symbolique des cultes païens