A la même période, on célébrait à Rome la fête des Lupercales en l’honneur du dieu Faunus, protecteur des champs et des moissons à qui les prêtresses offraient des galettes préparées avec le blé de l'ancienne récolte pour que la suivante soit bonne. A cette occasion les Luperques, prêtres romains, couraient dans les rues de Rome et frappaient avec leurs lanières les femmes qu’ils rencontraient. Ce geste considéré par l’Eglise comme barbare était en réalité un rite de purification. Les prêtres frappaient les femmes, non parce qu’elles étaient mauvaises, mais pour les rendent fécondes et chasser hors d’elles les esprits malveillants. Nous voyons que le pape Gélase 1er a repris pour le compte de l’Eglise des rituels existants (l’offrande de galettes et la procession qui se trouvaient déjà dans la fête païenne en les revêtant d’un sens nouveau). Le vieux rite a été humanisé par l’Eglise puisque les lanières ont été remplacées par des chandelles. C’est Gélase 1er qui assigna à cette cérémonie le nom de Fête des Chandelles « Festa candelarum », en rapport avec la source de la lumière. Cette tradition perdure aujourd’hui dans les églises illuminées de cierges le 2 février.
Fait suite à: Une fête multiculturelle
Les origines païennes de la Chandeleur
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