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antiquite classique

Todd, Malcolm. Roman Britain 55 BC - AD 400 : the province beyond Ocean : Fontana Press, 1985

Gibbon, Edward. Décadence et chute de l’Empire romain. Paris: N.p., 1981

Carrié, Jean-Michel et Aline Rousselle. L’Empire romain en mutation : des Sévères à Constantin, 192-337. Paris: Ed. du Seuil, 2005

Courau, R. Histoire pittoresque De L'Espagne. Plon, 1962.

Hubac, Pierre. Carthage. Paris: M. Daubin, 1946

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Vesperini, Pierre. La « philosophia » et ses pratiques d’Ennius à Cicéron. Bibliothèque des écoles françaises d’Athènes et de Rome. Rome: Ecole française de Rome, 2012.

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Vesperini, Pierre. Lucrèce : archéologie d’un classique européen. L’épreuve de l’histoire. Paris: Fayard, 2017.

Vesperini, Pierre. Philosophari : usages romains des savoirs grecs sous la République et sous l’Empire. Kaïnon : présence de la philosophie ancienne. Paris: Classiques Garnier, 2017.

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Voir aussi: La justice en procès

                 Les "Humanités" médicales

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S’il peut y avoir un trait  commun entre les fêtes chrétiennes et les fêtes païennes, c’est celui d’être un rite de purification. Les Lupercales flagellaient les femmes sur leur passage pour favoriser leur fécondité, la flagellation ayant pour but de les purifier. Purifier se disait en latin februare qui a donné le nom du mois de février. Les lanières qui servaient à battre es femmes se disaient en latin « Februum » traduit par le moyen de purification. Des cierges sont bénis dans les églises le jour de la Chandeleur en signe de purification. De chacune de ces traditions, nous pouvons retenir que la fête des chandelles célèbre la fin de l’hiver et symbolise le retour de la Lumière.

Fait suite à: Une fête multiculturelle

                   Un rite d'origine agraire

                   Les origines païennes de la Chandeleur

                   Un rite barbares : les Lupercales

                   Autres cultes agricoles

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D’autres coutumes dans d’autre pays confirment l’origine agricole de la fête. Des historiens  l’ont rapprochée du culte païen de l’Ours par les peuples germains et scandinaves. Cette fête était caractérisée par des déguisements ou travestissements en ours, et des simulacres de viols ou d’enlèvements de jeunes filles. L’Eglise mit du temps à éradiquer ces cultes païens puisque les célébrations de l’ours et du retour de la lumière continuèrent accompagnées de feux de joie et autres processions de flambeaux. Du XIIe au XVIIIe siècle, la Chandeleur fut appelée « Chandelours » dans de nombreuses régions (notamment les Alpes, les Pyrénées et les Ardennes) où le souvenir du culte de l'ours était encore très présent.

L’hypothèse d’une filiation entre le culte de l’ours et l’institution de la fête de la Chandeleur est également confirmée par le calendrier chrétien. En effet on y voit que la Chandeleur y est fixée au 2 février, et la Sainte-Brigitte au 1er février (Brigitte étant le nom de la déesse celtique célébrée à la même période). Il y a également la Saint-Ours d'Aoste, la Saint-Blaise (qui signifie « ours »). De plus la Chandeleur est l'ouverture de la période carnavalesque ; or l'ours est l'animal carnavalesque par excellence.

Un rapprochement a été fait avec le culte de Cérès (Déméter dans la mythologie grecque). Suite à l'enlèvement de sa fille Proserpine par Pluton, dieu des Enfers, Cérès, déesse des moissons, cessa de fertiliser le sol. S'éclairant à la lumière d'une torche, elle partit à la recherche de son enfant, causant une importante famine sur la terre. Ayant appris que sa fille avait été enlevée par Pluton, Cérès supplia Jupiter qui se résigna au compromis suivant : Proserpine était libre de rejoindre sa mère, mais devait cependant séjourner aux Enfers trois mois par an durant lesquels Déméter ne fertilisait plus la terre. Les Romains expliquaient ainsi la période hivernale.

Cette fête est également célébrée dans la tradition orthodoxe mais décalée en vertu du calendrier julien adopté par cette Eglise. Ainsi le 25 décembre, jour de Noël, correspond au 7 janvier du calendrier grégorien de l’Eglise latine.

La Chandeleur marque l’ouverture de la  période de Carnaval. C’est en même temps, un signe de renaissance, de promesse d’avenir avec les jours qui rallongent. La crêpe est censée exorciser la misère et le dénuement. Il faut pour cela garder la première qui sera garante de prospérité tout au long de l’année, jusqu’à la Chandeleur suivante. Cette crêpe que l’on ne mange pas est la survivance du rite de l’offrande. On y introduisait parfois une pièce d’or.

D’après un dicton, «Si point ne veut de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur», ce qui veut dire que si on ne mangeait pas de crêpes le jour de la Chandeleur, la récolte de l’année suivante serait ravagée.

En Russie,  cette fête s’appelle « Maslennica » et dure une semaine On y mange des blinis (équivalent des crêpes).

La Chandeleur marque l’ouverture de la  période de Carnaval. C’est en même temps, un signe de renaissance, de promesse d’avenir avec les jours qui rallongent. La crêpe est censée exorciser la misère et le dénuement. Il faut pour cela garder la première qui sera garante de prospérité tout au long de l’année, jusqu’à la Chandeleur suivante. Cette crêpe que l’on ne mange pas est la survivance du rite de l’offrande. On y introduisait parfois une pièce d’or. D’après un dicton, «Si point ne veut de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur», ce qui veut dire que si on ne mangeait pas de crêpes le jour de la Chandeleur, la récolte de l’année suivante serait ravagée. 

Fait suite à: Une fête multiculturelle

                   Un rite d'origine agraire

                   Les origines païennes de la Chandeleur

A suivre :    Héritage symbolique des cultes païens

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A la même période, on célébrait à Rome la fête des Lupercales en l’honneur du dieu Faunus, protecteur des champs et des moissons à qui les prêtresses offraient des galettes préparées avec le blé de l'ancienne récolte pour que la suivante soit bonne. A cette occasion les Luperques, prêtres romains, couraient dans les rues de Rome et frappaient avec leurs lanières les femmes qu’ils rencontraient. Ce geste considéré par l’Eglise comme barbare était en réalité un rite de purification. Les prêtres frappaient les femmes, non parce qu’elles étaient mauvaises, mais pour les rendent fécondes et chasser hors d’elles les esprits malveillants. Nous voyons que le  pape Gélase 1er a repris pour le compte de l’Eglise des rituels existants (l’offrande de galettes et la procession qui se trouvaient déjà dans la fête païenne en les revêtant d’un sens nouveau). Le vieux rite a été humanisé par l’Eglise puisque les lanières ont été remplacées par des chandelles. C’est Gélase 1er qui assigna à cette cérémonie le nom de Fête des Chandelles « Festa candelarum », en rapport avec la source de la lumière. Cette tradition perdure aujourd’hui dans les églises illuminées de cierges le 2 février.

Fait suite à: Une fête multiculturelle

                   Un rite d'origine agraire

                   Les origines païennes de la Chandeleur

A suivre:     Autres cultes agricoles

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Dès le 4ème siècle, le christianisme se répand dans l’empire romain et institue un calendrier des fêtes religieuses, le calendrier grégorien, qui succède aux calendriers romains dont le plus ancien, le calendrier républicain, faisait débuter la nouvelle année au mois de mars. Avant l’adoption du calendrier julien, Februarius (février) était donc le douzième mois, soit le dernier mois de l’année.  D'après Ovide (poète latin 43-18 av. J.-C.), ce mois était considéré comme un temps à risque par le passage entre la fin et le commencement de l'année. Cela impliquait des dangers pour la communauté des vivants de contamination par contact avec le monde des morts et les esprits malfaisants ; donc il fallait un mois de purification universelle annuelle et de renouveau. Voilà pourquoi au mois de février dans la Rome antique, se célébraient des fêtes de purification avant la nouvelle année qui débutait le 1er mars. Le même mois se célébraient les Parentalia durant lesquelles des offrandes végétales étaient consacrées aux morts, destinées à apaiser les mânes des ancêtres pour éviter qu’ils ne se vengent d’être négligés.Les fêtes chrétiennes furent donc instituées en lieu et place des us et coutumes païennes.

Fait suite à: Une fête multiculturelle

                   Un rite d'origine agraire

Voir aussi : Un rite barbare : Les Lupercales

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Différentes traditions, hébraïque, celte, romaine, païenne, chrétienne se superposent et s’enchevêtrent qui font que l’on a du mal à attribuer une origine certaine à cette fête. La tradition la plus communément admise rapporte que la Chandeleur a été instituée par le Pape Gélase 1er au 5e siècle de notre ère pour remplacer un rite païen sauvage, celui des Lupercales, qui avait lieu au mois de février. Cette fête existait déjà auparavant dans le monde hébraïque. Elle est attestée en 384 à Jérusalem  sous le nom de Présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa naissance le jour de Noël, le 25 décembre.  Elle n’a donc pas été créée mais adoptée à Rome au 5ème siècle. Elle coexiste avec une autre fête, celle de la purification de la Vierge Marie qui adopte en la christianisant fête juive des Relevailles.  Quarante jours après la naissance d’un enfant, les hébreux fêtaient les relevailles de sa mère par une cérémonie de purification.

Voir aussi : Présentation de l’enfant au Temple et Relevailles de la mère. Repéré à l'adresse: http://www.sainte-genevieve-paris.fr/Ressources/Documents_texte/Pr%C3%A9setationTemple.%20Relevailles.pdf

(Fait suite à: Une fête multiculturelle)

(A suivre: Les origines païennes de la Chandeleur)

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La coutume voulait que l’on fasse sauter les crêpes sans les laisser choir en tenant une pièce d’or dans la main gauche, ceci pour conjurer les mauvais esprits et les revenants de l’année écoulée. Toute crêpe bien rattrapée assurait le bonheur et la prospérité.

Si la crêpe a gagné ses lettres de noblesse en Bretagne, elle n’en existe pas moins depuis des millénaires sous une forme rudimentaire, dès l’apparition des cultures céréalières à l’époque néolithique dans les régions de l’actuelle Syrie, Liban, Turquie appelées le Croissant fertile.  L’invention de la poterie  autour de 8000-7000 ans av. J.-C. a permis de cuire les grains sous forme de bouillies ou de galettes. Qu’elles soient à base de blé ou de sarrasin comme en Bretagne, les galettes formaient dont la nourriture de base des hommes qui cultivaient des céréales et des plantes. Il n’est donc pas étonnant qu’elles aient été distribuées aux pèlerins lors de la fête de la Chandeleur.  

Ce n’est donc pas la crêpe en elle-même mais sa signification rituelle et la symbolique qui s’y rattache qui lui donne un caractère sacré dans la fête de la Chandeleur.

(A suivre: Un rite d'origine agraire)

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Voir aussi: Le judaïsme

Isaac, J. (1956). Genèse de l’antisémitisme: essai historique. Paris: Calmann-Lévy.

Jéhouda, J. (1958). L’antisémitisme, miroir du monde. Genève: Ed. Synthésis.

Lazare, B. (1894). L’antisémitisme: son histoire et ses causes. Paris: L. Chailley.

Poliakov, L., & Poliakov, L.-. (1991). Histoire de l’antisémitisme. 2: L’âge de la science. [Paris] : Paris: Calmann-Lévy ; Seuil.

Poliakov, L., & Poliakov, L.-. (2018). Histoire de l’antisémitisme. 1: L’âge de la foi. Paris: Seuil.

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