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Le marché et l'art : entre mécénat, collectionneurs, artistes et spéculation

Voir aussi : Que sais-je des arts ?

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Voir aussi: Maladie et création artistique

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Voir aussi: Droit et littérature

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Lemmens, K., Jongen, F., & Buyle, J.-P. (2007). Droit & littérature. Louvain-la-Neuve [Belgium]: Anthémis.

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Perrault, G. (2017). La Justice expliquée à ma petite-fille. Le Seuil.

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Richir, M., & Melville, H. (1996). Melville: les assises du monde ; suivi d’un choix de textes de Melville. Paris: Hachette.

Sandel, M. J. (2016). Justice. Paris: Albin Michel.

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Vergès, J. (2011). Justice et littérature. Paris: Presses Univ. de France.

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la 3ème édition du Rallye du chocolat, le 6 octobre 2018, organisé dans le cadre de la Journée Mondiale du Cacao et du Chocolat, servit de thème à la sortie annuelle de notre entreprise : la visite de la manufacture Favarger à Versoix. La directrice en personne, Emmanuelle Marcos, nous fit l’honneur de conduire la visite de notre groupe. «Vous arrivez au moment où la production bat son plein avec les premières commandes de Noël », nous expliqua-t-elle avec un large sourire. La cérémonie initiatique débuta par la projection d’un film illustrant à l’aide de gravures d’époque quelques aspects de la fabrication du chocolat en guise de préparation. Puis les néophytes que nous sommes subirent un rite de purification avant de franchir le seuil de l’enceinte sacrée où se réalisait la lente métamorphose du cacao en chocolat. Revêtus de bonnets blancs, chaussons, masques et pèlerines biodégradables, nous prîmes peur en croisant les silhouettes fantomatiques du groupe précédent qui se hâtaient vers la sortie.

Les premières étapes du rite de transformation de la fève en cacao se déroulent hors de notre regard dans les contrées lointaines de l’Amérique du sud. Au nombre de 4, elles concernent la récolte, l’écabossage (décorticage de la fève), la fermentation et le séchage des fèves. Notre initiation commença à la 5ème étape de la métamorphose des fèves, au moment de leur torréfaction. Elles sont grillées à haute température dans une énorme cuve qui permet d’en dégager les arômes. Elles sont alors plus facilement débarrassées de leur coque à la 6ème étape dite du décorticage. On obtient ainsi le grué (graines de cacao). Puis nous assistons au broyage de ces graines pour les transformer en pâte : la masse de cacao qui n’est pas encore du chocolat (7ème étape). Nous nous rapprochons du secret de fabrication! A la 8ème étape, cette masse de cacao est malaxée dans un pétrin et mélangée aux autres ingrédients, sucre, beurre de cacao etc. A la 9ème étape, la pâte informe est affinée sous l’action des bras mécaniques d’un immense récipient nommé conche jusqu’à sa réduction en un liquide onctueux sans granulosités.

Ce procédé du conchage (dérivé de mot conche nommé d’après sa forme de coquille) aurait été découvert accidentellement par Rudolf Lindt. Ce dernier serait parti à la chasse en oubliant de retirer la pâte de cacao de la conche; brassée plus temps que prévu à haute température, cette dernière serait devenue coulante! La 10ème étape (le tempérage) consiste à amener le liquide à la bonne température permettant la cristallisation du beurre de cacao. Enfin, 11ème et ultime étape (le moulage), le chocolat est réparti dans des moules puis refroidi.

Notre rallye initiatique s’est terminé dans la boutique Favarger qui a offert à chacun une plaque de chocolat noir assortie d’un sachet de pralinés, de quoi nous faire fondre en larmes de joie. Même si la composition des tablettes que nous consommons entre nous a été dévoilée, le mystère du chocolat demeure entier, dépendant de notre capacité d’en percevoir tous les arômes selon la finesse de notre goût et de notre odorat.

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Quelle idée ingénieuse d’inviter Zac, prestidigitateur et magicien, pour dissiper l’impression de tristesse laissée par les fantômes des absents qui planaient à l’ouverture de la fête annuelle de PRO en pleine restructuration. De préférence à un long discours, le président du Conseil de Fondation, a choisi ce biais « magique » pour transmettre aux employés un message d’avenir préludant à la nouvelle orientation de PRO en 2019. Le spectacle en effet a débuté par un soliloque philosophique sur le Destin ou le Libre arbitre : sommes-nous les maîtres de notre vie ou la subissons-nous comme un lot qui nous a été attribué par les Parques ou les fées avant notre naissance ? Cette question insoluble a, bien entendu, suscité de vives réactions de la part des spectateurs, contribuant à briser la glace. Zac a lancé un ballon gonflable en forme de cerveau dans le public pour permettre au hasard, autrement dit au Destin, de désigner son premier partenaire, par hasard joueur de poker. Par un tour de passe-passe qui nous laissa tous perplexes, abasourdis et pantois, Zac devina quelle était la carte qu’avait tirée son vis-à-vis.

 

Durant une heure, Zac tint la salle en haleine, recrutant toujours davantage de volontaires à ce jeu de la Vérité. Cette participation de plus en plus spontanée devait servir la cause du Libre arbitre. Non, nous ne subissons pas les événements de notre vie, mais nous leur donnons un sens en devenant des acteurs de l’évolution vers l’Entreprise sociale de demain. Même si la gaieté n’était pas de mise en raison du départ de nombreux phares de l’entreprise, les convives se sont réunis nombreux au gré de leur libre arbitre autour des tables décorées de flambeaux en souvenir de l’Escalade. La fête se termina au rythme effréné d’une musique disco et latino permettant un rapprochement des convives éparpillés durant le banquet.

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Dépassée notre représentation des EMS synonymes de « mouroirs » pour nos aînés. Ce premier jour de l’an, passé auprès des aînés m’a persuadée du contraire. Résidents et encadrants réunis autour d'une table d'hôtes décorée à l'envi offraient le spectacle d'une grande famille dont nul n'était exclu! Les infirmes participaient à leur manière, noyés au milieu une tablée d’une trentaine de convives, soignants et soignés confondus. Tous se montraient reconnaissants et satisfaits de leurs agapes durant lesquelles chacun se sentait valorisé, les uns à titre d’accompagnants et d’animateurs, les autres, nos aînés, à titre d’hôtes d’honneur. Le banquet se termina au son de la salsa faisant virevolter les plus agiles au grand amusement de leur entourage. Mais les festivités du Nouvel an ne s’arrêtèrent pas au repas, loin de là! Un divertissement cocasse et inattendu nous était réservé l'après-midi dans l’auditoire de l’EMS, soit un spectacle de cabaret-dancing animé par deux virtuoses du charleston et des variétés. Imitant à s’y méprendre Sinatra, Aznavour, Brel, Brassens et même « La vie en rose », le chanteur sut transporter l’assistance au temps jadis et raviver des émotions enfouies au plus profond des cœurs éternellement jeunes. Comme dans tout music-hall, le chant et la danse se donnaient la réplique, soutenus par le chœur des aides-soignantes dont les talents multiples font vivre les EMS. Entre chaque tour de chant, une ballerine prenait son envol sur la piste au son du jazz, déployant  ses ailes en tissu et en plume dans une ronde effrénée. Cet après-midi du premier jour de l’An nouveau, les pouvoirs de l’illusion surent défier le poids des années.Ni licence ni impudeur dans ce spectacle, mais une vague de nostalgie et de regret des jours d’antan.

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S’il peut y avoir un trait  commun entre les fêtes chrétiennes et les fêtes païennes, c’est celui d’être un rite de purification. Les Lupercales flagellaient les femmes sur leur passage pour favoriser leur fécondité, la flagellation ayant pour but de les purifier. Purifier se disait en latin februare qui a donné le nom du mois de février. Les lanières qui servaient à battre es femmes se disaient en latin « Februum » traduit par le moyen de purification. Des cierges sont bénis dans les églises le jour de la Chandeleur en signe de purification. De chacune de ces traditions, nous pouvons retenir que la fête des chandelles célèbre la fin de l’hiver et symbolise le retour de la Lumière.

Fait suite à: Une fête multiculturelle

                   Un rite d'origine agraire

                   Les origines païennes de la Chandeleur

                   Un rite barbares : les Lupercales

                   Autres cultes agricoles

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D’autres coutumes dans d’autre pays confirment l’origine agricole de la fête. Des historiens  l’ont rapprochée du culte païen de l’Ours par les peuples germains et scandinaves. Cette fête était caractérisée par des déguisements ou travestissements en ours, et des simulacres de viols ou d’enlèvements de jeunes filles. L’Eglise mit du temps à éradiquer ces cultes païens puisque les célébrations de l’ours et du retour de la lumière continuèrent accompagnées de feux de joie et autres processions de flambeaux. Du XIIe au XVIIIe siècle, la Chandeleur fut appelée « Chandelours » dans de nombreuses régions (notamment les Alpes, les Pyrénées et les Ardennes) où le souvenir du culte de l'ours était encore très présent.

L’hypothèse d’une filiation entre le culte de l’ours et l’institution de la fête de la Chandeleur est également confirmée par le calendrier chrétien. En effet on y voit que la Chandeleur y est fixée au 2 février, et la Sainte-Brigitte au 1er février (Brigitte étant le nom de la déesse celtique célébrée à la même période). Il y a également la Saint-Ours d'Aoste, la Saint-Blaise (qui signifie « ours »). De plus la Chandeleur est l'ouverture de la période carnavalesque ; or l'ours est l'animal carnavalesque par excellence.

Un rapprochement a été fait avec le culte de Cérès (Déméter dans la mythologie grecque). Suite à l'enlèvement de sa fille Proserpine par Pluton, dieu des Enfers, Cérès, déesse des moissons, cessa de fertiliser le sol. S'éclairant à la lumière d'une torche, elle partit à la recherche de son enfant, causant une importante famine sur la terre. Ayant appris que sa fille avait été enlevée par Pluton, Cérès supplia Jupiter qui se résigna au compromis suivant : Proserpine était libre de rejoindre sa mère, mais devait cependant séjourner aux Enfers trois mois par an durant lesquels Déméter ne fertilisait plus la terre. Les Romains expliquaient ainsi la période hivernale.

Cette fête est également célébrée dans la tradition orthodoxe mais décalée en vertu du calendrier julien adopté par cette Eglise. Ainsi le 25 décembre, jour de Noël, correspond au 7 janvier du calendrier grégorien de l’Eglise latine.

La Chandeleur marque l’ouverture de la  période de Carnaval. C’est en même temps, un signe de renaissance, de promesse d’avenir avec les jours qui rallongent. La crêpe est censée exorciser la misère et le dénuement. Il faut pour cela garder la première qui sera garante de prospérité tout au long de l’année, jusqu’à la Chandeleur suivante. Cette crêpe que l’on ne mange pas est la survivance du rite de l’offrande. On y introduisait parfois une pièce d’or.

D’après un dicton, «Si point ne veut de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur», ce qui veut dire que si on ne mangeait pas de crêpes le jour de la Chandeleur, la récolte de l’année suivante serait ravagée.

En Russie,  cette fête s’appelle « Maslennica » et dure une semaine On y mange des blinis (équivalent des crêpes).

La Chandeleur marque l’ouverture de la  période de Carnaval. C’est en même temps, un signe de renaissance, de promesse d’avenir avec les jours qui rallongent. La crêpe est censée exorciser la misère et le dénuement. Il faut pour cela garder la première qui sera garante de prospérité tout au long de l’année, jusqu’à la Chandeleur suivante. Cette crêpe que l’on ne mange pas est la survivance du rite de l’offrande. On y introduisait parfois une pièce d’or. D’après un dicton, «Si point ne veut de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur», ce qui veut dire que si on ne mangeait pas de crêpes le jour de la Chandeleur, la récolte de l’année suivante serait ravagée. 

Fait suite à: Une fête multiculturelle

                   Un rite d'origine agraire

                   Les origines païennes de la Chandeleur

A suivre :    Héritage symbolique des cultes païens

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A la même période, on célébrait à Rome la fête des Lupercales en l’honneur du dieu Faunus, protecteur des champs et des moissons à qui les prêtresses offraient des galettes préparées avec le blé de l'ancienne récolte pour que la suivante soit bonne. A cette occasion les Luperques, prêtres romains, couraient dans les rues de Rome et frappaient avec leurs lanières les femmes qu’ils rencontraient. Ce geste considéré par l’Eglise comme barbare était en réalité un rite de purification. Les prêtres frappaient les femmes, non parce qu’elles étaient mauvaises, mais pour les rendent fécondes et chasser hors d’elles les esprits malveillants. Nous voyons que le  pape Gélase 1er a repris pour le compte de l’Eglise des rituels existants (l’offrande de galettes et la procession qui se trouvaient déjà dans la fête païenne en les revêtant d’un sens nouveau). Le vieux rite a été humanisé par l’Eglise puisque les lanières ont été remplacées par des chandelles. C’est Gélase 1er qui assigna à cette cérémonie le nom de Fête des Chandelles « Festa candelarum », en rapport avec la source de la lumière. Cette tradition perdure aujourd’hui dans les églises illuminées de cierges le 2 février.

Fait suite à: Une fête multiculturelle

                   Un rite d'origine agraire

                   Les origines païennes de la Chandeleur

A suivre:     Autres cultes agricoles

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